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Interview d’André Santini (Issy.TV, Février 2013) Pourquoi une école en paille ?
La nouvelle école Louise Michel d’Issy-les-Moulineaux fait appel à un matériau naturel : la paille. Le choix de la paille s’inscrit dans une approche environnementale. L’isolation de cette école est une innovation pour un bâtiment public de cette importance en France, technique jusqu’à présent utilisée pour des maisons individuelles uniquement. Sur une surface de 5 241m2, ce nouveau groupe scolaire sera composé de 14 classes, dont 9 élémentaires et 5 maternelles.
Conçu par les architectes Sonia Cortesse et Bernard Dufournet, ce groupe scolaire vient s’implanter au pied du fort d’Issy. L’école élémentaire avec ses trois niveaux en est le bâtiment dominant. À ses côtés, la maternelle et le nouveau boulodrome s’insèrent à rez-de-chaussée dans un large espace ouvert visuellement et richement paysagé.

L’opération inclut en infrastructures souterraines un parking et une chaufferie géothermique collective qui alimentera également les nouvelles opérations immobilières du Fort d’Issy.
Tous les bâtiments sont construits en ossature bois et isolation en paille ou laine de bois. La technique étant nouvelle, le principe d’isolation a requis des tests spéciaux de résistance au feu, financés par la maîtrise d’œuvre, la région PACA et le FEDER. Muni de très nombreux équipements techniques (chaufferie géothermique et chaufferie gaz de secours, pompes à chaleur, puits canadien, ventilations double-flux), l’opération atteint aisément le niveau BBC. Une gestion écologique et pédagogique des eaux de ruissellement de toiture a également été mise en place. Les descentes à l’air libre, noues et caniveaux ont été dessinés pour animer la cour ; l’eau est ensuite stockée pour le nettoyage, l’arrosage et les sanitaires du boulodrome.
— Issy.com
Merci Arte de nous avoir prévenus 
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]]>Cet article Madame Kasper, Directrice de l’école primaire Justin Oudin est apparu en premier sur Fort d'Issy.
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Dans le quartier du Fort, deux nouvelles écoles communales sont en train de « sortir de terre » pour être mises en service dès la rentrée prochaine : l’école « Justin Oudin » (reconstruction) et l’école « Louise Michel » (création).
AVFI : Pouvez-vous vous présenter afin que nos lecteurs puissent mieux vous connaître ?
Mme Kasper : Je suis dans l’enseignement depuis plus de 25 ans. A Malakoff, tout d’abord, où je me suis sentie très tôt responsabilisée, notamment vis-à-vis des parents d’élèves. Cette orientation m’a rapidement incitée à occuper des fonctions de direction, à Malakoff dans un premier temps puis ici, à « Justin Oudin ». Directrice depuis 18 ans, j’exerce à la fois des activités d’enseignante, de directrice mais également de formation des maîtres.
Quels liens entre la direction de “ Justin Oudin ” et celle de la future école “ Louise Michel ” ?
Il s’agira des même relations qui préexistent déjà entre les différentes écoles de la Ville (La Fontaine, Les Epinettes, …). Ces relations se construisent sur la base du volontariat et dépendent avant tout de la qualité des échanges entre les équipes pédagogiques, à savoir les directeurs et les enseignants. Elles prennent essentiellement la forme de rencontres sportives, littéraires ou musicales.
Mais ces bonnes relations consistent surtout à s’accorder ensemble sur le discours et les stratégies à défendre auprès des partenaires : la Ville, les parents d’élèves, leurs fédérations et l’inspection académique.
Combien de personnels enseignants, techniques et administratifs seront-ils mobilisés pour faire fonctionner ces établissements ?
Aujourd’hui, l’école Justin Oudin comprend cinq classes maternelles et neuf classes élémentaires. A l’issue de l’opération de reconstruction, elle comptera 19 classes : 6 à 7 classes maternelles et 12 à 13 classes élémentaires. La nouvelle école mobilisera un directeur pour l’élémentaire, un autre pour la maternelle, ainsi qu’un maître par classe auquel s’adjoindront les personnels techniques.
Actuellement, 5 à 7 personnels techniques sont mobilisés à l’école élémentaire, dont un agent d’accueil. Ils ont notamment en charge le service de restauration, partiellement délégué à la société Avenance, sachant que le nettoyage des locaux est externalisé.
A ces effectifs vient s’ajouter un éducateur sportif, employé par la ville, dont l’emploi du temps peut être partagé entre plusieurs écoles, en fonction du nombre de classes (1 heure hebdomadaire par classe). Par contre, l’école ne bénéficie d’aucun personnel administratif, ces missions sont assurées par la direction. Des personnels sont également mis à disposition par la Ville, le matin et le soir, pour la garderie ainsi que pour l’animation des ateliers (environ 7 agents chaque jour).
Chaque enfant à la possibilité de participer à ces ateliers à raison d’une séance par semaine.
Hormis des locaux neufs, qu’est-ce que cette opération va apporter comme changement pour les élèves et les enseignants ?
Des locaux neufs, c’est déjà énorme par rapport à l’existant ! Les classes seront spacieuses, toutes identiques, et la disposition des locaux plus rationnelle. Il n’y aura plus de classes « placard »… Le mobilier sera également neuf et moderne.
Un chauffage qui fonctionne, des fenêtres hermétiques, plus de problèmes de fuites quand il pleut, … Tout cela constitue un confort dont nous ne bénéficions pas aujourd’hui !
Nous disposerons aussi d’un meilleur équipement avec, notamment, l’installation de tableaux numériques interactifs.
Avez-vous été associée à la réorganisation de ces infrastructures ?
Oui, et beaucoup ! Nous avons participé au choix du projet puis travaillé ensuite sur les plans avec l’architecte retenu afin de revoir l’organisation de certains espaces en fonction de nos besoins. Ces propositions ont globalement été prises en compte. Nous avons aussi travaillé avec la Ville sur les équipements intérieurs (le mobilier, les tableaux, …).
Comment le chantier a-t-il été vécu par les élèves ?
Moins mal que l’on aurait pu l’imaginer à son démarrage car les parents d’élèves se sont mobilisés !
Pour autant, la situation s’est nettement dégradée depuis la rentrée. L’enceinte du Fort, mitoyenne de l’école, a été percée et on ne peut plus travailler en raison des vibrations que nous subissons… Les travaux de voiries ont également généré, et généreront encore, beaucoup de nuisances. A cinq ou six reprises, il a été fait appel à la Ville pour qu’elle fasse cesser le chantier. Elle essaie de donner suite à ces sollicitations et appels à l’aide mais la situation reste préoccupante car, après les travaux du Fort, il faudra subir ceux du collège et ceux de l’immeuble prévu derrière la cité des Haydamilles…
Accueillez-vous actuellement des élèves handicapés au sein de “ Justin Oudin “ ? La nouvelle école permettra-t-elle d’en accueillir davantage et dans quelles conditions ?
Nous accueillons des enfants qui présentent des troubles de l’apprentissage mais aucun enfant handicapé moteur, visuel ou auditif. Dans le passé, « Justin Oudin » a accueilli un élève ayant un handicap moteur. La situation était difficile car l’école n’était pas accessible aux enfants handicapés et nous devions le porter jusqu’à sa classe… Dans la future école, cette question de l’accessibilité est prise en compte.
L’échec scolaire constitue-t-il un sujet à “ Justin Oudin ” ? Les nouvelles infrastructures permettront-elles, d’après vous, de mieux lutter contre ce phénomène ? Si oui, en quoi ?
A « Justin Oudin », les enfants sont bien scolarisés, bien socialisés. Les parents sont très investis et exigeants. Globalement, les résultats sont bons ; on compte peu de « redoublements ». En fait, le nombre de « maintiens » correspond au nombre de passages en classe supérieure avec un an d’avance.
Dans la future école « Justin Oudin », nous pourrons mieux accompagner les élèves en difficultés grâce, notamment, aux nouvelles technologies qui permettent de mettre en oeuvre d’autres méthodes pédagogiques, mieux adaptées.
A cet égard, il est prévu que nous disposions – au-delà des tableaux numériques interactifs – d’une classe « mobile » équipée de micro-ordinateurs.
Pour autant, s’agissant de l’utilisation de ces équipements, tout reste à définir.
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]]>Cet article Philippe Knussman, Maire-adjoint d’Issy chargé de l’éducation est apparu en premier sur Fort d'Issy.
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Dans le quartier du Fort, deux nouvelles écoles communales sont en train de « sortir de terre » pour être mises en service dès la rentrée prochaine : l’école « Justin Oudin » (reconstruction) et l’école « Louise Michel » (création).
L’AVFI a rencontré M. Philippe Knusmann, Maire-adjoint chargé de l’Education, pour connaître l’état d’avancement de ces deux projets ainsi que les critères qui ont présidé aux choix opérés.
AVFI : Pourquoi deux écoles, au lieu d’une seule pouvant accueillir davantage de classes ?
Philippe Knusmann : Pour le confort des enfants et des équipes éducatives, nous avons préféré 2 écoles à taille humaine plutôt qu’une seule qui aurait compté 33 classes ! La construction de la nouvelle école « Justin Oudin » est de plus un projet ancien, très antérieur à celui du Fort numérique, même si les calendriers des deux projets aboutiront à mettre en service les deux écoles « Justin Oudin » et « Louise Michel » à la rentrée prochaine.
Cette concomitance de calendrier est due – s’agissant de « Justin Oudin » – aux difficultés que la Ville a connues pour se rendre maître des terrains de la rue du Fort. Ces difficultés, essentiellement liées à la complexité du transfert de propriété des terrains entre le ministère de la Défense (Etat) et la Ville, ont été ensuite amplifiées en 2010 par le refus de quelques résidents – ressortissants de ce ministère – de libérer les logements mis à leur disposition par la société nationale immobilière (SNI), malgré les solutions de relogement qui leur étaient proposées.
La Ville a finalement été contrainte d’engager une procédure d’expulsion pour pouvoir libérer les logements encore occupés, raser les bâtiments concernés, disposer de l’emprise et mener à bien son projet.
Deux années ont donc été perdues…
Nous avons effectivement perdu deux ans, les procédures relatives au choix de l’architecte du projet retenu et arrêté après concertation avec les futurs utilisateurs (enseignants, parents d’élèves, personnels et Clavim) et des entreprises ayant de leur côté abouti en temps et en heure. L’école « Justin Oudin » accueillera 19 classes, maternelles et élémentaires.
Quel est le coût de cette opération ?
Il s’élève « clé en main » à 30 millions d’euros, la moitié de ce montant représentant le prix d’acquisition du terrain. L’école sera livrée en juin prochain, le temps de régler les derniers détails au cours de l’été et de faire passer la Commission de sécurité avant la rentrée de septembre.
Qu’adviendra-t-il de l’ancienne école « Justin Oudin » ?
Elle sera démolie et le terrain sur lequel elle est érigée, dépollué au cours des vacances scolaires estivales. Le Conseil général des Hauts-de-Seine en sera le nouvel affectataire pour moderniser le collège mitoyen. Si c’est ce choix qui est opéré, vingt-deux mois de travaux seront nécessaires. Ils seront conduits en deux phases : une première phase de construction/extension du collège avec son gymnase, une seconde phase de réhabilitation du collège actuel.
Et la nouvelle école « Louise Michel », située rue Zamenhof, de l’autre côté du Fort ?
Elle comprendra 14 classes, maternelles et élémentaires, pour un coût « clé en main » de 16 millions d’euros. Contrairement au chantier « Justin Oudin », ce n’est pas la Ville mais la SEMADS qui est maître d’ouvrage, puisque ce projet s’intègre dans celui du Fort numérique.
Les parents d’élèves du quartier pourront-ils inscrire indifféremment leurs enfants dans l’une ou l’autre de ces deux écoles ?
L’école « Justin Oudin » a vocation à accueillir, comme auparavant, les enfants du quartier ainsi qu’une partie des enfants résidents du Fort numérique, selon une ligne de partage géographique qui a été définie par la Ville en concertation avec l’Inspection académique, les équipes pédagogiques et les parents d’élèves. Elle permettra également de désengorger au besoin l‘école des « Epinettes » qui est la deuxième école d’Issy-les-Moulineaux en termes d’effectif (après l’école « Jules Ferry ») et qui doit également faire l’objet, prochainement, de travaux de réhabilitation. Cette rénovation clôturera un cycle de douze années au terme desquelles l’ensemble des infrastructures scolaires de la Ville aura été rénové et modernisé.
L’école « Louise Michel », conçue dans le cadre du projet du Fort numérique, accueillera principalement des enfants résidents dans cette enceinte.
Quels sont les critères qui ont permis de dimensionner ces nouveaux équipements scolaires ?
Une classe comprend au maximum trente élèves, pour une surface de l’ordre de 60 m2. Le nombre de classes est calculé en tenant compte d’un coefficient d’occupation établi à partir de la typologie des logements dans le quartier concerné.
Quand la décision de construire est prise, les parents d’élèves sont-ils partie prenante au projet ?
La procédure liée à ce type de projet est bien rodée. Elle donne lieu à un concours d’architecture sachant que les contingences d’occupation sont définies au préalable en associant l’ensemble des acteurs concernés : enseignants, personnels municipaux, parents d’élèves… Il s’agit d’une étape importante car elle permet de décider des fonctionnalités de l’infrastructure à insérer au cahier des charges. A cet égard, la Ville tient toujours par exemple à ce que l’école soit lumineuse, ouverte sur son environnement et qu’elle dispose d’une vraie cour de récréation.
Au-delà des temps scolaires, les élèves pourront-ils bénéficier d’activités particulières ?
Des activités périscolaires seront proposées dans les deux écoles, comme dans toutes les autres écoles de la Ville. Les enfants pourront ainsi être pris en charge dès 7h30 ou 7h50 et jusqu’à 18h30. Une salle et un bureau sont prévus dans chacun de ces équipements pour permettre l’accueil des enfants et l’animation des ateliers, lesquels se déroulent également le mercredi et pendant les vacances scolaires. Le temps du midi est géré par la Ville et les parents pourront également inscrire leur(s) enfant(s) à l’étude.
Les enfants pourront en outre bénéficier d’un environnement privilégié et utiliser les nombreux équipements à proximité : le boulodrome, la piscine, la petite médiathèque du « temps des cerises », ou encore les casemates « sports ».
Ces activités périscolaires seront-elles gratuites pour les parents ?
L’organisation de ces ateliers, animés par le CLAVIM pour les enfants de maternelle et par la Ville pour les enfants inscrits en élémentaire, ne constitue pas une obligation pour les collectivités communales. Certaines ont les moyens financiers de le faire, d’autres non… A Issy-les-Moulineaux, les tarifs appliqués pour ces activités périscolaires sont établis en fonction d’un quotient familial, adapté à la situation de chaque famille et calculé en fonction d’un « taux d’effort ». En moyenne, les familles ne paient que 10% du coût réel des services dont elles bénéficient.
Comment sera organisée la restauration scolaire ?
Le service de restauration ne constitue pas non plus une obligation pour les communes. Pour autant, ce service est assuré à Issy-les-Moulineaux, via une délégation confiée à une entreprise privée – le Groupe Elior – dans le cadre d’un contrat signé en 2008 pour la restauration des enfants inscrits dans toutes les écoles de la Ville et qui arrive à échéance en 2016. La cuisine centrale, située à Fresnes (94), prépare les 4.800 repas quotidiens livrés en liaison froide à l’ensemble de nos écoles, lesquelles sont équipées des matériels nécessaires pour assurer leur conservation ainsi que la « réchauffe ».
Des équipements spécifiques (réfrigérateur, four micro-ondes, armoire de stockage) sont également installés dans les écoles pour permettre aux enfants allergiques de prendre leurs repas, en les distinguant de la chaîne de distribution collective.
Tous les enfants pourront-ils bénéficier de la cantine ?
La Ville enregistre un taux d’inscription à la cantine élevé, de l’ordre de 75 à 85% des élèves scolarisés. Si tous les élèves ne peuvent être accueillis, est alors prise en compte et conformément au Règlement intérieur de la restauration scolaire, la situation professionnelle et/ou financière des parents, selon qu’ils aient la possibilité de les prendre eux-mêmes en charge le midi, s’ils n’ont pas d’activité professionnelle par exemple ou bien encore si leurs revenus leur permettent de recourir à une « nounou ».
A « Louise Michel » comme à « Justin Oudin », les salles de restaurant seront particulièrement confortables, et ont été dimensionnées de manière à pouvoir accueillir tous les élèves qui le souhaitent.
Quel sera le prix du repas ?
Elior facture un repas 4,85€ TTC à la Ville. La moitié de ce coût porte sur le prix des denrées, l’autre moitié correspond aux coûts de préparation, de livraison et à la marge de l’entreprise. A cela, il faut ajouter les charges du personnel de restauration et d’encadrement, des locaux, les contrôles sanitaires, ce qui porte en moyenne le coût d’un repas à 9,90€.
La Ville facture les repas aux parents d’élèves sur la base d’une grille tarifaire qui s’échelonne de 0,50 à 5,50 €, en fonction de leurs revenus. Pour autant, les parents ne paient – en moyenne – que 35% du coût réel de la prestation de restauration.
La qualité est-elle au rendez-vous ?
La qualité du service fourni par Elior est évaluée régulièrement, à partir de questionnaires renseignés par les enfants eux-mêmes, mais également par les personnels municipaux. Les représentants des parents d’élèves, élus au Conseil de l’école, sont autorisés à visiter les cantines quand ils le souhaitent. En outre, une « Commission des menus » se réunit régulièrement au sein de la Commission des usagers mise en place par la Ville pour l’ensemble des services qu’elle délègue aux entreprises
privées.
A ce stade, les parents d’élèves – anciens ou futurs résidents du quartier du Fort – vous ont-ils déjà contactés pour disposer d’informations quant à la mise en service de ces deux nouvelles écoles ?
A ce jour, très peu de parents d’élèves se sont manifestés auprès des services de la Ville. Pour « Justin Oudin », toutes les informations sont données au Conseil d’école, indépendamment des visites organisées.
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Le témoignage des deux présidents de parents d’élèves (sur la photo, M. Yves Nissim est à gauche, M. de Lammerville est à droite)
AVFI : Pourquoi avez-vous pris, chacun dans vos fédérations de parents d’élèves, la responsabilité de cette présidence ?
Yves Nissim : J’ai pris cette responsabilité à cause du chantier et des nuisances qu’il occasionnait pour nos enfants. Des engagements avaient été pris par les opérateurs et manifestement, ils n’étaient pas toujours suivis d’effets. Il convenait donc de veiller à ce que la situation évolue.
Rémi de Lammerville : Peu de candidats s’étaient manifestés lors des élections de parents d’élèves, justement en raison de ce contexte difficile. J’ai d’ailleurs mis plusieurs semaines à bien appréhender le jeu des acteurs : la municipalité, la directrice de l’école, les enseignants, les responsables des chantiers du Fort, les personnes chargées d’identifier les nuisances, …
Quelles relations les deux fédérations entretiennent-elles ?
Yves Nissim : Très rapidement, les deux fédérations ont travaillé « main dans la main ». Cela nous est apparu nécessaire pour peser davantage sur les décisions.
Rémi de Lammerville : Pour autant, il est parfois difficile de se faire entendre, notamment vis-à-vis de la municipalité. C’est un « jeu à trois » : les parents d’élèves, la directrice de l’école et la Ville.
Yves Nissim : Notre première lutte a consisté à obtenir la délocalisation de l’école pendant les travaux. C’est une procédure assez ordinaire, souvent mise en oeuvre dans d’autres villes. Nous avons notamment proposé que des algécos soient installés à proximité, dans le parc Rodin par exemple, pour accueillir les classes. Mais cette proposition n’a pas été retenue…
Considérez-vous que la construction de ces nouvelles écoles s’avérait nécessaire ?
Yves Nissim : Il existait un vrai besoin en termes d’infrastructure, ne serait-ce que pour pouvoir accueillir les nouveaux résidents du Fort. En outre, à « Justin Oudin », la chaudière a plus de 35 ans, le bâtiment n’est pas isolé thermiquement, … Il faut savoir au demeurant que la Ville a arrêté d’investir, pour assurer l’entretien, trois ou quatre ans avant le début des travaux du Fort.
Rémi de Lammerville : Tout le monde était attaché au vieux bâtiment car il a une histoire, mais il était temps de changer…
Avez-vous été associés à l’élaboration du projet ?
Rémi de Lammerville : Peu de temps après ma prise de fonction, j’ai participé à un conseil d’école durant lequel l’architecte avait présenté le projet ainsi que la maquette. Ce jour-là, quelques remarques avaient été formulées mais, globalement, le projet avait recueilli un avis très favorable.
Yves Nissim : Plus en amont du projet, un cahier des charges avait circulé. Mon prédécesseur à la FCPE en avait été destinataire. Pour ma part, il me semble que le projet retenu relève d’un choix judicieux.
Les chantiers causent-ils des nuisances importantes à la communauté scolaire ?
Yves Nissim : La réalisation des travaux a pris un chemin jonché de mensonges ! Notamment lorsqu’il a été question du percement des remparts du Fort. Il nous a été dit que jamais les camions ne passeraient par là et que les remparts étaient protégés. Toutes ces promesses ont volé en éclat sous la pression – j’imagine – du chantier du Fort. L’écoute existe mais ne se traduit pas par des actes pour limiter les nuisances subies par les élèves et les risques sanitaires auxquels ils peuvent être exposés, notamment liés à la poussière. A cet égard, des sondes ont été installées, à notre demande, pour mesurer leur niveau d’exposition à ce risque mais il s’agit d’une « jauge à cumul » qui ne correspond pas du tout à ce qui était attendu initialement. Cela a été dit mais la Ville s’est toujours réfugiée derrière l’avis des experts.
Rémi de Lammerville : Face à ces nuisances, nous avons quand même pu faire interrompre le chantier à trois ou quatre reprises.
Vous vous révélez donc critiques vis-à-vis de la situation …
Yves Nissim : Pour illustrer les défauts d’organisation que l’on dénonce, il suffit de rappeler les conditions de démolition de la bulle de vente. Cette démolition a commencé un mardi, en juin dernier, alors que les vacances scolaires débutaient le vendredi soir, trois jours plus tard. Notre demande a été entendue et cette destruction a été reportée la semaine suivante…
Rémi de Lammerville : En même temps, des initiatives ont été prises de façon unilatérale par les opérateurs, sans concertation préalable. La pose du mur antibruit, par exemple. On l’a découvert à l’issue d’une période de vacances scolaires…
La pose de ce mur a cependant dû atténuer considérablement les nuisances sonores.
Yves Nissim : Ce mur a certainement atténué le bruit mais de manière bien insuffisante, vu le niveau sonore du chantier du Fort. Des travaux de double-vitrage avaient également été promis par la Mairie, et cette promesse – comme beaucoup d’autres – n’a pas été tenue pour des raisons budgétaires… De même, lorsqu’à la dernière rentrée nous avons été amenés à saisir la Ville au sujet des nuisances sonores (encore) subies par les élèves, une réponse écrite nous a été transmise mais complètement « à côté de la plaque ».
Rémi de Lammerville : La situation était pourtant préoccupante… Les enfants ont dû parfois sortir dans la cour au lieu de rester en classe car les maîtres se trouvaient dans l’incapacité de faire cours compte tenu du bruit ! Face à ces nuisances, certains parents ont décidé d’inscrire leurs enfants ailleurs. L’effectif diminue ; une classe a été fermée cette année…
Yves Nissim : De nombreuses demandes ont été adressées à la Mairie pour inscrire les enfants dans d’autres écoles, quasiment toutes ont été refusées par la Ville.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
Yves Nissim et Rémi de Lammerville : A ce stade, on continue de veiller aux intérêts des élèves et des professeurs. On participe aux rendez-vous de chantier trimestriels, organisés avec les opérateurs. Nous sommes satisfaits de l’entreprise Léon Gross. En charge de la construction de la nouvelle école « Justin Oudin », elle s’efforce de tenir compte de nos remarques.
Par contre, les responsables du chantier du Fort nous « enfument » régulièrement et passent toujours en force contre le bien-être des enfants. Le conseil de l’école constitue également une instance dans laquelle nous pouvons faire valoir nos préoccupations.
Pour autant, nous ne sommes pas au bout ; il reste à gérer l’agrandissement du collège ainsi que les travaux de construction de la résidence prévue derrière la nouvelle école « Justin Oudin »…
Cet article MM. Nissim & de Lammerville – FCPE & PeeP à Justin Oudin est apparu en premier sur Fort d'Issy.
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Issy.tv nous fait visiter sa maison principale, qu’il a construite récemment sur l’île Saint-Germain et dans laquelle habite sa famille de trois enfants :
Vous pouvez écouter une interview d’une douzaine de minutes de Pascal Gontier sur Neo-Planete.com.

Maison Gaïta – 37, avenue du Bas Meudon, Issy-les-Moulineaux
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le mercredi 12 décembre 2012
de 09h30 à 11h30
Ekopolis et le CAUE92 en partenariat avec le CNDB vous proposent de visiter le chantier d’un bâtiment pionnier en Île-de-France : l’école du fort d’Issy-les-Moulineaux, premier établissement public de plusieurs étages isolé en bottes de paille.
Conçu par les architectes Sonia Cortesse et Bernard Dufournet, ce groupe scolaire vient s’implanter au pied du fort d’Issy. L’école élémentaire avec ses trois niveaux en est le bâtiment dominant et crée un nouveau front urbain face à un quartier pavillonnaire. À ses côtés, la maternelle et le nouveau boulodrome s’insèrent à rez-de-chaussée dans un large espace ouvert visuellement et richement paysagé.
L’opération inclut en infrastructures souterraines un parking et une chaufferie géothermique collective qui alimentera également les nouvelles opérations immobilières du Fort d’Issy.
Tous les bâtiments sont construits en ossature bois et isolation en paille ou laine de bois. La technique étant nouvelle, le principe d’isolation a requis des tests spéciaux de résistance au feu, financés par la maîtrise d’œuvre, la région PACA et le FEDER. Muni de très nombreux équipements techniques (chaufferie géothermique et chaufferie gaz de secours, pompes à chaleur, puits canadien, ventilations double-flux), l’opération atteint aisément le niveau BBC. Une gestion écologique et pédagogique des eaux de ruissellement de toiture a également été mise en place. Les descentes à l’air libre, noues et caniveaux ont été dessinés pour animer la cour ; l’eau est ensuite stockée pour le nettoyage, l’arrosage et les sanitaires du boulodrome.
Visite en compagnie de Sonia Cortesse, architecte + Pierre Sermage, conducteur de travaux, Arbonis macro lot bois
Prévoir des chaussures adaptées, port du casque obligatoire (matériel fourni).
Accès au formulaire d’inscription en ligne sur le site d’Ekopolis
Dommage, l’info arrive trop tard : la visite affiche complet. Mais peut-être que l’engouement populaire donnera envie aux architectes et organismes partenaires d’organiser une seconde visite.
Pour cela « veuillez contacter Baronce Isabelle ( [email protected] ).. »
Information + réservation
Union régionale des CAUE
01 73 79 22 90
[email protected]
Source : CAU92.fr
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1974 – CM2 – Ecole justin Oudin – Source : copainsdavant.com
Isabelle nous communique via le blog de la FCPE Justin Oudin la nouvelle sectorisation du quartier du Fort d’Issy, en ce qui concerne les écoles primaires :
Voici le schéma définitif tel qu’il est présenté dans le compte-rendu du 07/11/12 réalisé par le service Education de la Ville.
Les parents souhaitant scolariser leurs enfants en cours d’année trouveront toutes les infos sur le blog FCPE.
Vous pouvez rejoindre la discussion à ce sujet sur le forum du Fort d’Issy.
L’affectation d’un élève dans une école maternelle ou une école élémentaire relevant de l’enseignement public obéit à la sectorisation scolaire : les élèves sont scolarisés dans l’établissement scolaire correspondant à leur lieu de résidence.
Certaines communes possédant plusieurs écoles maternelles et élémentaires établissent une sectorisation scolaire. Le territoire communal est découpé en plusieurs secteurs. Les habitants doivent inscrire leurs enfants dans l’école située dans leur secteur.
C’est une décision du conseil municipal. Celui-ci définit les différents secteurs. Le maire affecte les élèves et traite les éventuelles demandes de dérogation relatives à la sectorisation.
Une dérogation à la sectorisation scolaire peut être accordée, à titre exceptionnel, par le maire de la commune. Elle permet à un enfant d’être admis dans une école maternelle ou élémentaire qui n’est pas celle correspondant à son lieu d’habitation.
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1968 – 5è – collège de la Paix (source : copainsdavant.com)
La FCPE de l’école Justin Oudin est active : elle nous informe régulièrement des nuisances subies par les enfants et le corps enseignant, tout au long de la construction de nos logements.
Sympas, proactifs et pas rancuniers, ils anticipent notre arrivée et plus particulièrement celle de nos enfants :
Livraison des appartements du quartier du Fort : 110 dès Février, 400 en Mars, puis 400 à 500 par trimestre.
En juin il devrait y avoir un millier d’appartements livrés sur les 1650 au total.
Autant la scolarisation des enfants dans le primaire devrait se passer sans encombre, car deux écoles pourront les accueillir, autant la scolarité au collège risque de poser problème :
L’ancienne école Justin Oudin sera remise au Conseil Général fin juin 2013 pour être utilisée par le collège. Il se pourrait qu’elle soit démolie pendant l’été. C’est le souhait exprimé par la Mairie. Néanmoins, même si cette destruction a bien lieu, les travaux d’extension du collège ne seront pas effectués pour la rentrée 2013.
Sachant que les nouveaux habitants du Fort seront arrivés alors que le collège de la Paix fait déjà le plein d’élèves (1000 appartements auront été livrés en juin 2013 sur un total de 1650).
La mairie a évoqué l’idée que la nouvelle école Justin Oudin puisse prêter des salles au collège.
Futurs résidents du Fort d’Issy, pensez-vous scolariser vos enfants au collège de la Paix à partir de septembre 2013 ?
Merci de répondre au sondage, que je viens d’ouvrir sur le forum, afin de se faire une idée au plus tôt du volume d’élèves au collège :
http://fortdissy.info/blog//forum/viewtopic.php?f=22&t=308
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Le futur groupe scolaire Justin Oudin
Isabelle, de la FCPE Justin Oudin, vient de publier le compte-rendu de la réunion sur la future sectorisation des écoles Justin Oudin et Louise Michel :
Le nombre d’enfants du quartier du Fort estimé est :
La mairie prévoit un délai de 5 ans pour stabiliser les effectifs.
Les 2 écoles du secteur pourront accueillir pour la rentrée de septembre 2013 les effectifs suivants :
3 propositions de resectorisation ont été étudiées :
Proposition 1 : les rues du quartier du Fort et du secteur actuel Justin Oudin seraient rattachées aux 2 écoles ; les parents seraient libres de choisir l’école, sous réserve de places disponibles. Solution abandonnée car elle génère trop d’inconvénients…
Proposition 2 : répartir les élèves du Fort entre Justin Oudin et Louise Michel sans autre modification.
Proposition 3 : répartir les élèves du quartier du Fort entre Justin Oudin et Louise Michel et rattacher quelques rues du secteur actuel Justin Oudin à l’école Louise Michel
La solution qui semble émerger est à mi-chemin entre la proposition N°2 et la proposition N°3 : Le quartier du Fort sera divisé en 2 entre les 2 écoles, et pour les rues jouxtant le Fort, la rue Martelle resterait sectorisée à Justin Oudin.
Vous pouvez lire la suite du compte-rendu sur le blog de la FCPE Justin Oudin
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— Issy.com
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