Re: Accident sur le chantier du fort
Publié : 13 févr. 2013
En 2004, voici ce que l'on pouvait lire dans la presse (Le Parisien) sur l'effondrement du toit du Terminal E à Roissy:
Plusieurs hypothèses sont envisagées:
Un défaut de conception.
C'est l'hypothèse qui accablerait l'architecte. Une erreur de calcul aurait conduit à sous-estimer les forces s'exerçant sur le
bâtiment. ADP, avec son architecte maison, Paul Andreu, a entièrement assuré la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage du chantier de Roissy. En clair, c'est ADP, dont ce n'est pas le métier, qui a pensé et piloté la construction du terminal 2E. La Cour des comptes, dans son rapport de 2002, a émis quelques critiques sur « l'organisation de la direction de l'Equipement au sein d'ADP ». Parmi les critiques, la cour déplore des « partages de missions » mal définies entre certaines de ces composantes, notamment celle de « suivi de chantier ».
Une erreur de montage.
C'est l'hypothèse d'une défaillance de ou des entreprises dans la conduite du chantier. Deux sociétés du BTP ont assuré le gros oeuvre du terminal E. L'entreprise Hervé a réalisé le socle et les parties basses. GTM, une filiale du groupe Vinci, a monté les 152 coques, ces fameux anneaux de béton armé, dont l'un s'est écroulé dimanche. « Soit cet élément présentait un défaut en lui-même, soit il a été mal monté, soit sa base a pu bouger », reconnaît un spécialiste,
s'interrogeant aussi sur « les systèmes d'ancrage » des coques au sol. Chez Vinci, on assure avoir réalisé les anneaux « conformément aux demandes d'ADP ». « Nos coques s'intégraient dans un ensemble dont nous n'assurions pas la coordination », précise un porte-parole. Aucun commentairechez Hervé.
Une défaillance technique.
Autre hypothèse, une éventuelle défaillance des matériaux utilisés, le béton et les armatures métalliques. GTM s'est fourni en béton auprès de Paris Béton et le groupe Hervé chez Unibeton. « Nous avons livré un beau béton, d'apparence claire, sans bulles, conforme aux demandes de l'architecte », confie un ingénieur d'Unibeton. « On n'a jamais
vu un béton céder comme cela au bout d'un an ! » ajoute-t-il. L'autre composante entrant dans la fabrication des anneaux, c'est son armature métallique. « Le ferraillage a été approuvé par ADP mais on peut toujours envisager un défaut dans les ferrailles elles-mêmes », indique cet expert. Enfin, dernière piste, celle d'un problème de fondations et de vibrations liées au trafic des avions au sol. Une hypothèse évoquée hier soir à Roissy, qui renverrait à un défaut de conception.
Plusieurs hypothèses sont envisagées:
Un défaut de conception.
C'est l'hypothèse qui accablerait l'architecte. Une erreur de calcul aurait conduit à sous-estimer les forces s'exerçant sur le
bâtiment. ADP, avec son architecte maison, Paul Andreu, a entièrement assuré la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage du chantier de Roissy. En clair, c'est ADP, dont ce n'est pas le métier, qui a pensé et piloté la construction du terminal 2E. La Cour des comptes, dans son rapport de 2002, a émis quelques critiques sur « l'organisation de la direction de l'Equipement au sein d'ADP ». Parmi les critiques, la cour déplore des « partages de missions » mal définies entre certaines de ces composantes, notamment celle de « suivi de chantier ».
Une erreur de montage.
C'est l'hypothèse d'une défaillance de ou des entreprises dans la conduite du chantier. Deux sociétés du BTP ont assuré le gros oeuvre du terminal E. L'entreprise Hervé a réalisé le socle et les parties basses. GTM, une filiale du groupe Vinci, a monté les 152 coques, ces fameux anneaux de béton armé, dont l'un s'est écroulé dimanche. « Soit cet élément présentait un défaut en lui-même, soit il a été mal monté, soit sa base a pu bouger », reconnaît un spécialiste,
s'interrogeant aussi sur « les systèmes d'ancrage » des coques au sol. Chez Vinci, on assure avoir réalisé les anneaux « conformément aux demandes d'ADP ». « Nos coques s'intégraient dans un ensemble dont nous n'assurions pas la coordination », précise un porte-parole. Aucun commentairechez Hervé.
Une défaillance technique.
Autre hypothèse, une éventuelle défaillance des matériaux utilisés, le béton et les armatures métalliques. GTM s'est fourni en béton auprès de Paris Béton et le groupe Hervé chez Unibeton. « Nous avons livré un beau béton, d'apparence claire, sans bulles, conforme aux demandes de l'architecte », confie un ingénieur d'Unibeton. « On n'a jamais
vu un béton céder comme cela au bout d'un an ! » ajoute-t-il. L'autre composante entrant dans la fabrication des anneaux, c'est son armature métallique. « Le ferraillage a été approuvé par ADP mais on peut toujours envisager un défaut dans les ferrailles elles-mêmes », indique cet expert. Enfin, dernière piste, celle d'un problème de fondations et de vibrations liées au trafic des avions au sol. Une hypothèse évoquée hier soir à Roissy, qui renverrait à un défaut de conception.